En rentrant, j'ai trouvé ce commentaire de Florence qui m'a bien fait rire d'autant plus que moi aussi j'ai fait un malaise près d'un quart d'heure plus tard dans une autre capitale : Tokyo. Ce matin je suis partie sans vraiment petit déjeuner (erreur fatale) pour mon premier cours à Keio U, je suis partie tôt parce que j'ai mis des talons vu que j'en ai marre que mon pantalon traine par terre (oui papa, et maman vont être content). Bref, tout allait très bien, je suis montée dans mon tsukuba express bien chargé, et même si je commençait déjà à ressentir les premiers picotements puis les oreilles bouchées signes avertisseur qu'un malaise est en cours, je ne suis pas descendue et j'ai tenu jusqu'à Akihabara (mon changement). En sortant du train, je suis un peu "flottante" mais je m'accroche je suis la foule compacte direction Escalator JR Lines -> Jr Yamanote Line 3 : for Tokyo Meguro Shinagawa et je monte.
Le drame s'est déroulé dans mon Yamanote complètement blindé. A peine après deux stations (Kanda et Tokyo) mon malaise se vérifie, petit à petit je n'entend plus mon ipod, je commence à ne plus rien voir, a suffoquer, perdre mon équilibre devant une foule totalement insensible à ce qui se déroule. Arrivée à Yurakucho (4 stations avant que je descende) je me dis que je peux tenir encore au moins une station. Encore une autre erreur fatale, a peine le train reparti, je ne vois plus rien, je suis dans le noir, ma tête est lourde, je pose ma main sur la vitre. Dieu Merci les stations ne sont pas longues. Et je sors, je dois avoué que je ne me souviens plus exactement si je suis bien sortie à Shimbashi, je ne sais pas. Je me souviens juste d'être sortie sans voir absolument rien voir. et d'avoir tenté desespérement d'attraper la rambarde avant que je ne m'effondre. Au passage j'ai donc coupé le chemin au salary man dont un m'a agréablement donné un coup d'épaule dans la pomette, qui, s'il avait été volontaire, m'aurait définitivement fait passé au dessus de la barrière. Parce que j'en étais à deux doigts, mais j'ai réussi à me retenir en voyant les escalier (/mode pensée/ Naaaan je veux mon premier cours de Japonais !!!)
Ensuite une fois le train reparti, je me suis effondrée sur le quai. Assise, léthargique, dans un autre monde pendant une dizaine de minute, sans que personne n'ose m'adresser un regard. Débrouillarde que je suis je me suis relevée, me suis acheté une boisson étrangement dégueulasse (quoi, venant de moi ça vous étonnes?) et je me suis dit "Allez on prend celui de 38". J'ai continué le reste de la journée à me sentir mal, mais après un bon menu big mac avec un milk shake (:p), j'ai un peu retrouver mes esprits.
"Une chose qui me surprend ici ?" me demandera-t-on plus tard en cours, "Le fait que les gens puissent rester impassible devant quelqu'un qui fait un malaise".
Florence a rencontré quelqu'un qui l'a aidée, pas moi. Je suppose que c'est comme ça dans cette ville. Même avec leurs concitoyens, car je me souviens d'un jour où une vieille dame avec une valise tentait de s'asseoir à côté de moi. Le train s'est arrêté brusquement et la vieille dame est partie en arrière sans pouvoir s'arrêter. J'ai naturellement bondit et attrapé son bras pour éviter qu'elle se fasse mal, tandis que les autres Japonais s'étaient soit écartés (ben ui, elle se serait pas fait mal sinon, et ça aurait pas été drôle) soit n'avait pas daigner lever le petit doigt et regardaient la scène. Je trouve ça étrange....
Je suppose qu'il existe des Japonais qui sont prêt à vous aider dans se genre de circonstances, dommage que je n'en ai pas rencontré un ce matin ! (Ca m'aurait économiser un coup d'épaule !)
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